SingoBingo @rt

Just for sharing

Catégorie : Musique africaine

Aggas Zokoko, hommage !!!

CopyRight1997StanislasBanda

Aggas nous a quitté le 27 janvier 2023 à Bangui. Quelques heures avant que je revienne sur Paris.

Mon hommage se résume en trois photos. J’ai eu l’occasion de croiser Aggas Zokoko chez moi à Paris. Il faisait partie d’un groupe de musiciens qui revenait d’une tournée à Madagascar. Ils avaient fait escale à Paris et Charlie Perrière m’avait alors sollicité pour mettre à leur disposition mon studio de musique à des fins de répétition. Il y avait Aggas, Évis Évoko, Djogo Masselly… Laskin était venu en voisin.

CopyRight1997StanislasBanda

Le soir où j’ai pu prendre ces photos, Aggas avait souhaité jouer sur ma guitare Jazz (la photo). Quelques mois plus tôt, Ringo m’avait communiqué le numéro de téléphone d’Aggas dans le cadre de mes reportages sur nos gloires du passé. Notre rendez-vous n’a pas eu lieu car le destin en a décidé autrement. Je le regrette.

CopyRight1997StanislasBanda

À titre posthume, je le remercie pour tous ces beaux moments partagés.

Paix à son âme.

Stanislas Banda
Inji balé, Ocho balé
Uzu balé, ama balé

 

 

 

Marlène Co-Bédaya N’Garo !!!

Marlène Co-Bédaya N’Garo

Aujourd’hui, je vous présente une amie, une très grande amie, en réalité une sœur car aussi loin que je m’en souvienne, nous nous connaissons depuis nos adolescences. D’abord en Centrafrique, ensuite en France.

Marlène est l’un des meilleurs représentants de la musique centrafricaine. Elle est multidisciplinaire : chanteuse, parolière, guitariste, pianiste, flûtiste, …

Elle est un troubadour des temps modernes à travers badinage rustique, complainte, évocation, joie et gaîté… Elle a reçu en dotation personnelle une âme poético-lyrique gage de notre préservation patrimoniale. Son marqueur musical est un signe d’humanisme. Au nombre de ses dons altruistes : L’espoir, la joie, …

Son jeu épuré ne s’embarrasse pas de superflus. On retrouve dans ses arrangements de la légèreté, de l’essentiel. Elle recourt entre autres à des éléments du patrimoine tribal ethnique centrafricain. Mais ce qui marque son écriture, c’est une invitation permanente de l’auditeur à une prise de conscience de l’essentiel.

Loin des délétères négativistes, Marlène sème du vivre ensemble. Au sein d’un monde où la musique offre de moins en moins du sens, en raison de la bouillie musicale ambiante, Marlène nous insuffle la suprême brise. Elle rappelle aux assoupis leur devoir de mémoire, d’éducateur car nous le savons, la misère ne laisse pas ce loisir. Elle fait partie de ceux que je nomme « Les gardiens du temple ».

Un jour, nous romprons avec notre malédiction et nous serons heureux à ce moment-là de retrouver ce que Marlène a mis de côté pour nous. La culture dont nous relevons, nous a-t-elle accompagné dans une immanence temporelle ? NON. Notre temporalité culturelle a été émaillée de contretemps colonisateurs, d’accidents à la clé d’une musique terroriste, de bémols esclavagistes, du silence des affamés de la planète pauvreté. Il y a longtemps que notre musique ne raconte plus de vérité, ni de poésie, ni d’épopée sinon que de parler de convivialité de gens malheureux où l’alcool a remplacé l’eau désaltérante des travailleurs du dur labeur.

Et Marlène dans tout cela ? Elle nous replace au cœur de notre humanité.

Elle pratique le chant, l’expression musicale la plus noble. Sa voix en « sprechgesang » déclame des mélodies originales et inséparables du texte poétique de caractère lyrique. 

Marlène Co-Bédaya N’Garo

Vous n’êtes pas sans savoir que très bientôt, je vais assister les enfants d’un village en Centrafrique. Dans ma recherche des personnes-ressources, j’ai pensé naturellement à Marlène. Et bien m’en a pris, elle a répondu illico à l’inverse des promesses habituelles de mes amis de la diaspora. Marlène m’a remis des Cds et des textes de ses chansons que j’utiliserai comme support dans l’animation musicale de mes classes de soutiens scolaires. Cela me chagrinait d’avoir à apprendre de la musique aux enfants avec des chansons hors contexte culturel.

Ce qui m’emmène à vous présenter un peu plus sérieusement Marlène :

Marlène a été Professeur d’Anglais en région parisienne après un DEUG d’Anglais à la Fac de lettres de Bangui et une Maîtrise d’Anglais à la Sorbonne Paris. Outre un 1er Prix de composition chant choral, et un Diplôme d’État en spécialité Chant musiques actuelles Jazz et guitare, Marlène a été Chef de chœur et Professeur de chant dans plusieurs conservatoires en France.

Mais ce qui est sain avec cette femme, c’est qu’elle n’a pas eu besoin de brandir tous ces lauriers pour faire ce qu’elle a à faire.

Depuis 1995, elle donne des concerts en France, en Allemagne, en suisse et au Québec.

En ce moment, elle poursuit ses concerts en tant que chanteuse et guitariste dans un groupe de musique africaine : KALUWO ; en tant que choriste dans un groupe Reggae et en tant que chanteuse dans un orchestre de Jazz de New-Orleans.

Marlène a plus d’une quinzaine de Cds à son actif avec entre autres les groupes Man D’Dappa, Kaluwo et autres collaborations. Certains sont des créations de contes musicaux, de chansons pour enfants utilisés par les Professeurs des écoles et des médiathèques.

Franchement le parcours de Marlène est si étoffé que je m’oblige à ne faire qu’un résumé. Mais quel résumé !!!

Kaluwo

Voilà ce qu’elle me répond à propos de son art : « Depuis mon enfance, j’ai
toujours rêvé d’être guitariste et je n’avais jamais imaginé de devenir
chanteuse… Mais au fur et à mesure des années passant, il y a eu sur mon chemin,
plusieurs opportunités et cela m’a permis d’en faire véritablement mon métier ».

À la question : Pourquoi l’enseignement de la musique ? Voilà sa
réponse : « Parce que je veux permettre et aider l’élève
(adolescent/adulte) à élaborer et à réaliser son projet musical avec plaisir et
finalement à faire de la musique (chant ou instrument) avec d’autres personnes.
J’enseigne la musique et je me considère comme facilitateur d’apprentissage. Je
rends aisé un apprentissage en créant les conditions nécessaires pour que l’envie
soit toujours là ».

Et à la question : Pourquoi donner des concerts ? Marlène répond : « J’aime
donner des concerts pour faire découvrir et partager mon univers avec le
public. À chaque concert, il y a au moins deux chansons auxquelles je demande
au public de chanter avec moi. Elles sont en Sango et très faciles à chanter
(Siriri na dounia /Kamba ti bê ti mbi). Le public le fait de bon cœur. Durant
le concert, comme je chante en Sango (Centrafrique), en Dioula et Bambara
(langues du Mali et du Burkina Faso), je joue un peu le rôle d’une conteuse car
il y a plusieurs chansons que j’interprète qui ont une histoire et cela
passionne le publique. Ainsi, ils comprennent mon répertoire ».

 L’univers de ses œuvres est résolument africain. Mais dans un style métissé qui panache
d’abord des régions (Afrique de l’ouest, Afrique centrale et Afrique du Sud) et
diverses influences telles la rumba africaine, le soukouss, la pop, la funk, le
blues, la bossa-nova… Parmi ses œuvres les plus importantes, il faut retenir « Siriri
na dounia »,
un thème sur la paix dans le monde et la tolérance ; « Cobédaya
Rumba », un thème sur le cycle de la vie ; Kaluwo, qui est un hommage au
peuple Luo et aux pygmées de Centrafrique ; « Kamba ti bê ti mbi »,
qui est un thème sur l’amour dans un couple : de la genèse aux cheveux
grisonnants.

 Une chose que je n’ai jamais dite à Marlène c’est le fait que son père
ait sauvé ma tante d’une mort certaine. Son père était le fameux Docteur
N’Garo.

Notre Nation aurait peut-être son mot à dire à propos de cette artiste.
Mais la quête de la sortie du tunnel polarise notre pays. Des ombres
inquiétantes planent encore sur celui-ci, voilà pourquoi, il m’importait de
parler de cette Marlène-là. Celle qui créée nos artéfacts centrafricains, celle
qui fournie l’archéologie centrafricaine où la génération future pourra
assouvir en toute tranquillité ses besoins de racine.

Oui, Marlène est notre réassurance contre l’oubli.

À très bientôt. 

Stanislas Banda
Inji balé, Ocho balé
Uzu balé, ama balé

L’appel du natal!!!

CopyRight2020StanislasBanda

Mes projets de me rendre en Centrafrique s’affinent. Je vais pouvoir bientôt revoir mes amis qui m’attendent pour la création d’une école de musique et de danse centrafricaine. Nous poursuivons nos réflexions car c’est une première. Ce projet a besoin d’une adhésion forte car il s’agit de créer un espace d’apprentissage de nos rythmes, de nos instruments et de nos danses…

Je suis très emballé par cette idée.

Toutefois, je reste profondément attristé du peu d’intérêt porté sur la question par nos compatriotes de la diaspora, malgré mon invitation dans cette démarche à caractère participatif et collaboratif.

Il est pourtant question de notre identité culturelle. Cette culture existe belle et bien. Il y a des belles personnes qui la créent déjà sur place. Mais il s’agit surtout aujourd’hui de garantir sa transmission et ses paternités.

Il m’a fallu des décennies pour découvrir que ce que je suis venu chercher à l’étranger, dans le monde, se trouve bel et bien chez moi, en Centrafrique.

Je suis maintenant à la croisée des chemins. Je vais donc rentrer chez moi pour faire ce que j’ai à faire.

Pierre Rabhi est une personne-ressource pour moi. Voilà comment Pierre Rabhi raconte la légende amérindienne du colibri : Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Il ne suffit pas seulement de la trouver belle cette pensée, encore faudrait-il la mettre en œuvre.

À bientôt.

Stanislas Banda
Inji balé, Ocho balé
Uzu balé, ama balé

DU JAZZ À LA MUSIQUE TRADITIONNELLE !!!

CopyRight2021StanislasBanda
Lucky Southern

Au début des années 90, j’avais bénéficier d’une formation en harmonie et en arrangement Jazz en France dans une des meilleures écoles de l’époque. Ce programme visait entre autres la maîtrise de l’écriture musicale dans l’optique de l’enseignement.

Je tiens à remercier ici un de mes illustres mentors qui n’était autre que François Théberge. Parmi ses nombreuses récompenses, je retiens sa nomination aux victoires de la musique. Il n’avait de cesse que de m’encourager à surmonter mes difficultés d’apprentissage car j’arrivais de très loin. Ses conseils avaient porté, car au bout de quelques mois, j’ai pu produire mon premier arrangement. C’est celui que je vous propose à l’écoute. Bien entendu, on peut faire mieux mais cela suffisait amplement à mon bonheur de débutant. Car je ne pensais pas, arrivant de ma Centrafrique natale, pouvoir faire cela un jour.

Par la suite, j’avais eu l’occasion d’animer un MasterClass de Jazz à Bangui dans le cadre du CCF. Cette expérience va certainement se renouveler.

Mais aujourd’hui, il va être aussi et surtout question pour moi, après mûre réflexion et quelques concertations, de créer une école de musique traditionnelle centrafricaine. Je prévois plusieurs départements : les percussions centrafricaines, les danses traditionnelles centrafricaines, les instruments à cordes et affinitaires… Je précise, il s’agira d’un lieu d’apprentissage et non d’un lieu de spectacles, même si le spectacle reste incontournable.

Si j’en parle aujourd’hui de façon prématurée, c’est parce que quelques indiscrétions sur mes projets commencent déjà à circuler.

Ils vont être soumis bien entendu aux autorités centrafricaines qui décideront si cette proposition culturelle vaille le coup. Mais je vais m’employer à défendre sa pertinence.

En attendant, je continue à peaufiner le projet. Celui-ci doit être participatif et collaboratif. C’est pourquoi, j’invite tout centrafricain interessé à venir faire partie de l’aventure.

J’espère que vous commencez à me cerner maintenant : il ne s’agit pas de mon projet. Il appartient avant tout à tous ceux qui veulent une meilleure visibilité de leurs cultures régionales à travers un réel cycle de transmission assurée.

À bientôt.

Stanislas Banda
Inji balé, Ocho balé
Uzu balé, ama balé

ATA BIMBO !!!

Stanislas Banda

L’histoire de Ata bimbo

Au début des années 80, nous avions créé l’orchestre
« Kokombo Stars » à Paris. De cet orchestre, j’en reparlerai à un autre moment
car il circule à son propos quelques inexactitudes à corriger. C’est donc dans
ce cadre-là, que notre chanteur Émy Laskin Ngomatéké voulut enregistrer son LP « Les meilleurs ». LP (Long Play) étant le format musical désignant tout
simplement un disque vinyle. L’enregistrement s’était déroulé au Studio Bob Mathieu à Montgeron

Laskin avait choisi ce Studio pour la simple raison que précédemment il m’y avait assisté avec Charlie Perrière et Thierry Darlan Yézo pour mon premier enregistrement. Disque jamais sorti d’ailleurs. J’ai toujours les bandes. Oui, à l’époque c’était sur bande.

Pendant quelques heures, la séance d’enregistrement fut concluante pour les trois premiers titres : « Les meilleurs », « M’balla » et « Déception ti Jacquito ». Mais pour le quatrième titre, ce fut différent car nous ne l’avons jamais
travaillé auparavant. Le temps s’écoulait inexorablement. Laskin n’avait
réservé ce Studio qu’une journée pour les quatre titres. Au-delà il fallait
rallonger de l’argent. Ce qui était difficile à cette époque.

Les esprits commençaient à s’échauffer. En fait, nous découvrons tous ce quatrième titre pour la première fois. Nous ne l’avions jamais joué, n’y répété en groupe. Donc le morceau ne prenait pas forme et la fatigue aidant, les ratés se multipliaient sous l’œil goguenard de l’ingénieur de son Bob Mathieu. Guy Nsangué avec sa légendaire taquinerie y allait de bon train. Nous n’étions pas loin d’en venir aux mains. Aussi Max proposa qu’on enregistre un de ses titres, histoire de boucler cette séance puisque nous le jouons aussi en concert. Mais Laskin ne pouvait pas régler immédiatement la somme et Max avait préféré s’en tenir là. Et oui, les histoires de sou. C’est pour cette raison que j’avais proposé à Laskin d’enregistrer mon titre Ata Bimbo que nous avions l’habitude de jouer en concert. Et charge à lui de me régler ultérieurement.
Mais quarante ans plus tard, toujours pas l’ombre d’un kopeck.

Je me suis rendu immédiatement après cet enregistrement à Bangui pour faire la promotion de la première venue de l’orchestre « Kokombo Stars » en RCA.

Quand le disque est parvenu en Centrafrique, j’ai constaté que l’enregistrement n’avait pas bénéficié d’un bon mixage malheureusement. Certaines plages étaient saturées notamment sur la guitare solo.

Cet enregistrement a été le premier de la carrière de mon ami Guy Nsangué, le fameux bassiste camerounais. Mais quelle belle expérience !!! Guy m’en reparle encore aujourd’hui.

En composant ce titre, je le voulais contribution dans la critique des privilèges que certains hommes s’arrogeaient aux dépens des femmes. En Afrique, le facteur d’inégalités entre hommes et femmes est très important. Aussi certains abusent de leur position pour disposer et abuser du corps de la femme. Cette perpétuation historique de la violence symbolique et réelle au détriment du sujet femme jetait un discrédit sur les autres hommes. Les bars étaient ces lieux qui couvraient ces pratiques de « cuissage ».

En composant « Ata bimbo », ma démarche participait d’un refus. Je m’inscrivais dans la dénonciation de cet invariant de l’histoire de l’humanité. La pauvreté a souvent occulté ces aspects en Afrique. Il fallait lever le voile sur cette brutalité à l’égard de ces personnes qui ne sont autres que nos grands-mères, nos mères, nos tantes, nos cousines, nos amies, nos copines, nos voisines, nos filles …

Voilà pourquoi j’avais été surpris par l’interdiction de ma pièce « Ata bimbo » sur les médias de l’époque en Centrafrique: s’appuyant sur le fait que j’avais appelé le sexe de la femme par son nom dans ma langue le banda « Embye ».
On ne doit pas être frugal du courage. La couardise médiatique dépouille la vie de l’éclat, de la sublimité qu’elle devrait avoir et être. Et la censure étant
souvent l’arme des États non démocratiques.
J’ai des raisons de croire en la persistance de cette misogynie caricaturale. Et si cette problématique reste d’actualité, c’est qu’elle se délecte encore et toujours d’impunité.

J’ai composé cette pièce, il y a bientôt quarante ans. Que le temps passe. Il était important de clarifier son identité et aussi urgent qu’elle retrouve une place sur les plateformes médiatiques.

Juste pour la mémoire

 À bientôt.

Stanislas Banda
Inji balé, Ocho balé
Uzu balé, ama balé

Ga djoni – Jean Magalé

Jean Magalé

https://www.soundslice.com/slices/SSLfc/

Ma transcription d’aujourd’hui est celle d’un standard qui parlera plus aux centrafricains. Cette pièce traite de l’indépendance du peuple centrafricain. Une allégorie de la liberté qui fait chanter et danser les animaux. L’auteur utilise ici comme figure de style l’anthropomorphisme ou la personnification musicale qui consiste à attribuer des caractéristiques humaines aux animaux.

Toute la poésie se retrouve dans le texte de cette pièce composée en 1959 par Jean Magalé.

Cliquez sur le lien pour accéder à la partition sur la plateforme SoundSlice.

https://www.soundslice.com/slices/SSLfc/

À bientôt.

Stanislas Banda
Inji balé, Ocho balé
Uzu balé, ama balé

Dizoizo – (Wenge Musica)

Wenge Musica 1996

https://www.soundslice.com/slices/4YRfc/

La pièce que j’ai retranscris pour vous aujourd’hui est du Soukous de l’Afrique centrale. Le Soukous est devenu au quotidien un terme générique mêlant Ndombolo, rumba, soukous et autres dans la tête de ceux qui veulent découvrir les musiques de cette partie du monde. J’aurais peut-être l’occasion d’en reparler plus tard. La vocation première du Soukous est de faire danser.

Elle est structurée en deux parties :

–        La première partie est chargée de l’énonciation du thème par le chant.

–        La deuxième partie arrive, précédée d’un break. Cette partie est animée par le sembène, moment privilégié du guitariste soliste qui a la charge de faire danser.

Le sembène est un solo généralement composé de trois phrases en moyenne. Chaque phrase est constituée de deux mesures. La première phrase est jouée en boucle pendant seize mesures (ou plus). Cette phrase sera jouée avec toutes les petites variations possibles que le soliste jugera nécessaire dans sa communion avec les danseurs.

Les différentes phrases se succèdent de manière aléatoire car c’est le soliste qui décide de la direction à donner à son animation.

Ma transcription met en valeur la guitare solo d’Alain Makaba. Cette pièce est issue de l’album Pentagone sortie en 1996.

Cliquez sur le lien pour accéder à la partition sur la plateforme SoundSlice.

https://www.soundslice.com/slices/4YRfc/

À bientôt.

Stanislas Banda
Inji balé, Ocho balé
Uzu balé, ama balé

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén